Réflexions

La transfiguration au quotidien

Tout le monde  s’entend pour dire que la vie n’est pas toujours simple. Mais à la regarder de près, à la relire, nous pouvons constater qu’il nous arrive de vivre des expériences de transfiguration, des moments de grâce qui transforment tout notre être.

En face d’un paysage  beau à couper le souffle, par exemple. Ou en écoutant une musique sublime qui nous soulève et nous fait vibrer. Ou encore devant un coucher de soleil flamboyant, un lever de pleine lune, une magnifique peinture ou une icône religieuse.

C’est comme si nous voyions ou entendions au-delà de ce qui se donnait à voir et à entendre. Bref, c’est comme si la beauté du divin devenait palpable. Un  mot d’amour, une attention  délicate, une parole d’encouragement et de consolation d’un ami, le sourire d’un enfant ou celui d’un vieillard  nous font le même effet.

Il nous faut demeurer attentifs à ces moments de grâce, car ils donnent l’assurance que le Seigneur est vraiment présent, qu’il se fait proche et lumineux dans notre vie. Christ est là, mystérieux, fidèle. Quelle bonne nouvelle! Sa lumière nous habite depuis notre baptême, avec toute la puissance d’amour et de transfiguration qu’elle nous permet d’exercer.

Que nos pardons, nos sourires, nos bons mots et nos caresses révèlent les couleurs de sa bienveillance, de sa tendresse, de sa joie.

Lise Hugo Bonin pour Prions en Église, 1er mars 2015

Prière du synode des familles

Jésus, Marie et Joseph en vous nous contemplons la splendeur de l’amour véritable, à vous, nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles des lieux de communion et des cénacles de prière, des écoles authentiques de l’Évangile et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth, que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience de la violence, de la fermeture et de la division: que quiconque a été blessé ou scandalisé connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth, que le prochain Synode des Évêques puisse réveiller en tous la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph écoutez-nous, exaucez notre prière.

Prière du pape François – Angélus du 29/12/2013

Qui est petit ?

C’est celui qui, renonçant à la sagesse humaine, fait entièrement confiance à Dieu.
C’est celui qui prend conscience de ses limites sans se révolter, sans paraître abattu ou frustré pour autant. Ce n’est pas un paresseux
L’image qu’on a maintenue des petits a souvent été celle du pauvre, ou de celui qui n’a pas de talents, ou qui n’a pas eu la chance.
Ou encore l’image de l’infirme, le déficient mental.

Heureusement, on a souvent reconnu chez ceux-ci des gens qui s’en remettaient entièrement à la miséricorde de Dieu. Ils sont des petits au sens de Jésus.
Mais pour être « petit », il n’est pas nécessaire d’être handicapé ou pauvre comme Job, ou sans instruction.
On peut-être « petit » et en même temps très intelligent.

On compte parmi ces petits, des Jean Vanier, des Mères Teresa, des Martin Luther King, des Jean-Paul II.
Ceux-ci sont très doués, ont eu de la chance dans la vie, et ne sont pas handicapés, et ce sont des « petits ».

Cependant dans le passé, la super-intelligence, la surabondance des richesses ou les clinquants de la technique ont souvent été des obstacles à cet état d’âme.
Inutile de faire le grand devant le Seigneur. On n’est pas de taille.

Et quand l’homme se remet à sa place, l’amour de son Seigneur ne manque pas de le combler.

Louis Fecteau, prêtre

Prière pour la fête des Pères

Dieu tout-puissant d’amour, laisse-nous te bénir pour les parents que tu nous as donnés et tout particulièrement pour les pères que nous fêtons en ce jour.

Fais monter en notre cœur et en notre esprit les plus beaux souvenirs de leur présence parmi nous.

Merci, Seigneur, pour tout ce qu’ils nous ont apporté et nous apporteront encore dans les différentes étapes de notre vie, pour le travail qu’ils ont fourni et fournissent encore pour nous nourrir.

Veille sur nos pères, prends soin de chacun d’eux, surtout de ceux dont la santé est fragile.

Veille sur leur famille, sur leurs enfants et leurs petits-enfants.

Réconforte ceux qui pour une raison ou une autre, devront passer la journée seuls.

Comble-les tous de ta bénédiction, aujourd’hui et en tous temps.

Amen

secteurparoissialstjean.com

Le souvenir du Pardon

Il y a des souvenirs comme ça qui nous imprègnent à jamais. Par exemple, l’impression de paix et de bonheur parfait que m’a donnée la contemplation d’un coucher de soleil à partir de la Rocca Maggiore qui domine la ville d’Assise. J’ai vécu ce moment intense il y a très longtemps, mais il dort en moi et resurgit de temps à autre. C’est lui qui me revient aujourd’hui en exemple pour tenter d’expliquer comment la liturgie de ce mois de juin ravive en nous le souvenir de Pâques. La Pentecôte en donne un dernier éclat. Elle projette la lumière du Ressucité vers le monde. Et les solennités de la Sainte Trinité et du Saint-Sacrement surtout, qui occupent les dimanches suivants, en récupèrent et distillent les reflets pour qu’ils pénètrent à jamais le temps ordinaire et tout notre être.

La liturgie nous apprend ainsi qui est Dieu. En réalité, son mystère m’échappe. Même si j’ai appris qu’il est Trinité même si je fais mon signe de croix au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, même si je communie au corps et au sang du Christ, même alors, j’ignorerai ce que Dieu est tant que je ne le laisserai pas devenir en moi ce qu’il est. Et il n’y a pas d’autre chemin pour y parvenir que de m’approprier la demande la plus difficile du Notre Père: « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons…. »

Cela exige d’entrer dans la logique de Dieu, d’accueillir son pardon quand un remords me ronge, de permettre à Dieu de faire naître en moi le pardon lorsque je suis prisonnier du face à face stérile avec celui ou celle qui m’a blessé à un point tel que la cicatrice ne se refermera jamais. En un mot, il s’agit de me souvenir tout simplement du pardon.

On peut dire que le souvenir du pardon est à la liturgie et à la vie chrétienne infiniment plus que ce que le souvenir du coucher de soleil d’Assise est à ma vie. Car la lumière du pardon est à la source de la joie pascale, elle est la révélation la plus bouleversante que Dieu a laissée de lui-même à l’humanité. Son souvenir introduit Dieu très concrètement dans notre histoire et il fait entrer celle-ci dans les moeurs de Dieu. Il nous met à l’école de l’Évangile de Dieu qui libère, console, essuie les larmes, brise la haine, ouvre le monde à la lumière du mystère pascal.

Jacques Lison

Prions en Église, 1er juin 2014

Saint Jean-Paul II

Tu avais cinquante-huit ans quand tu es devenu pape.

Pour manifester ta volonté de poursuivre l’œuvre de tes deux prédécesseurs, tu as pris le nom de Jean et celui de Paul.

Tu étais un pape jeune. Ton regard était perçant, ta parole était forte, claire, assurée.

Tu nous as exhortés à ne pas avoir peur : ne pas avoir peur de laisser le Christ venir en nous, ne pas avoir peur de vivre à la lumière de son Évangile, ne pas avoir peur de proclamer son nom.

Prie avec nous pour que nous vivions dans la vérité de l’Évangile et que nous ayons le courage et l’audace de témoigner de Dieu partout, en tout temps et jusque dans les heures d’épreuves.

Jean-Yves Garneau

Du goût à ta vie, y en a-t-il encore lorsque la maladie frappe?

La journée mondiale des malades 2014 nous convie à y croire. À ses disciples, Jésus confie une mission: redonner aux autres ce qu’ils ont eux-mêmes reçu, soit permettre aux personnes qui sont en recherche de raisons de vivre de trouver un peu de lumière auprès d’eux, en les voyant vivre.

Cependant, pour donner du goût dans la vie des autres, cela implique que nous soyons présents là où ils sont, là où les gens travaillent, là où ils souffrent, là où ils essaient de construire l’avenir.

Mais qu’avons-nous d’original à donner comme chrétien?

« Si tu donnes de bon cœur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres » ( Isaïe 58, 10)

Voilà une façon toute simple de donner du goût à ta vie et à celle des autres qui n’y arrivent plus seuls. Rien de compliqué. Une parole exprimée avec simplicité, un geste posé avec sincérité permettront à des personnes de retrouver du goût dans leur vie!

Centre de Spiritualitésanté de la Capitale-Nationale

Ils s’aimaient

Jésus, Marie et Joseph se sont beaucoup aimés. Ils se sont beaucoup aimés quand tout allait bien, mais aussi quand les jours étaient difficiles. Ils se sont aimés en se respectant profondément l’un l’autre. Ils se sont aimés dans la liberté et en remettant leur existence entre les mains de Dieu.

Marie a dit à Dieu : « Que tout se passe pour moi selon ta parole.  » Joseph s’est soumis sans résistance à tout ce que Dieu attendait de lui. Jésus a prononcé des paroles semblables à celles de Marie : « Père (…) non pas comme je veux, mais comme tu veux. »

Si la famille de Jésus a été appelée « Sainte Famille « , c’est parce que, dans cette famille-là, l’Amour a toujours été placée au-dessus de tout et recherché par-dessus tout. Ni les coups durs, ni les souffrances, ni l’incompréhension, ni la tristesse, ni les angoisses n’ont manqué dans cette famille, mais jamais l’amour n’a été détruit.

Ce qui donne à une famille sa beauté et ce qui fait sa grandeur, c’est l’Amour dont elle témoigne en tout temps et en toute circonstance. C’est au sein de sa famille que Jésus a humainement appris à aimer. Durant des années, il a eu sous les yeux l’amour de Joseph son père, et celui de Marie sa mère. Cet amour-là a façonné le sien.

Sages sont les familles qui, aujourd’hui encore, s’inspirent de la Sainte Famille pour apprendre à vivre dans l’amour.

Jean-Yves Garneau, Prions en Église, 29 décembre 2013

Il y a encore des Mages

Les dons que l’on reçoit sont surtout pour les autres. C’est la pensée à retenir pour l’Épiphanie.

Notre foi, nous l’avons reçue: elle doit aider les autres.

La Révélation, nous l’avons entendue: nous devons l’annoncer à d’autres. Pourquoi?

Parce qu’il y a encore des Mages qui cherchent l’étoile. Ils ne sont pas toujours loin de nous.

Il s’en trouve dans notre famille, dans notre parenté, parmi nos amis.

Les Mages viennent de loin pour adorer Jésus.

Personne aujourd’hui ne peut être assez loin du Christ pour ne pas voir son étoile.

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes »!

Je suis une étoile pour quelqu’un que je ne connais pas, mais qui cherche dans la nuit.

Ce ne sont pas tellement les belles considérations, ni les belles recommandations qui font briller mon étoile.

C’est ma vie intense de chrétien qui va la faire briller, et susciter l’espérance de quelqu’un qui cherche.

Louis Fecteau, prêtre

Je choisis la vie plutôt que le foulard

Publié le 06 novembre 2013 à 05h30, Journal Le Soleil-Opinions

 Le Soleil

À M. Sylvain Lévesque, député de Vanier-des Rivières

Je suis une des citoyennes habitant votre comté et plutôt discrète de nature. Mais dans les temps actuels, je prends la peine de m’adresser à vous, qui avez été élu pour nous représenter à l’Assemblée nationale.

Nous sommes très occupés cet automne par des sujets délicats, débattus avec force émotions et arguments. Mais l’étude de projet de loi sur les «soins de fin de vie» passe sous le radar. Je ne m’attarderai pas sur les raisons de cette indifférence médiatique mais je me questionne sur nos valeurs québécoises. Entre le débat sur les foulards à porter ou pas et la vie, je choisis de parler de la vie.

Suicide et euthanasie

Je me questionne sur le double langage que nous empruntons comme société. Depuis des années, nous faisons une lutte acharnée au suicide au Québec. Notre taux était plus que catastrophique. Avec les efforts fournis en sensibilisation, en formation et en publicité, ce taux – quoiqu’encore trop élevé – baisse significativement. Quel message lancerons-nous en acceptant que les gens en fin de vie puissent abréger leurs jours?

Vous croyez que ce n’est pas le même débat? Pourtant, il y a des parallèles frappants: les deux personnes souffrent psychologiquement, aucun des deux ne voient de lumière au bout du tunnel, ils ne veulent pas devenir des fardeaux pour leurs proches ou du moins ils se perçoivent comme tel. ils pas d’écoute de leurs proches ou de leurs soignants et la souffrance prend le dessus sur la vie. Dans les deux cas, les personnes cherchent une solution à un problème.

L’abrègement de la vie n’est pas une solution dans aucun de ces cas. La dignité humaine appelle que tous respectent la vie, peu importe le moment, que ce soit dans la vingtaine comme en fin de vie. La compassion demande que nous soutenions ces personnes afin de traverser leur détresse. Autrement, nous risquons d’envoyer un message contradictoire aux personnes suicidaires.

Le rôle des intervenants en santé

L’appel à l’aide des personnes qui ont été entendues par la commission itinérante sur la dignité à mourir était clair: nous ne voulons plus souffrir de douleurs physiques et psychologiques, nous ne voulons pas vivre une déchéance physique et mentale. Cet appel à l’aide est légitime et nous nous devons d’écouter afin de trouver une solution de vie.

Je côtoie dans mon travail des patients qui souffrent physiquement de douleurs importantes qui limitent leur qualité de vie jusqu’à ne plus être fonctionnels. Certains d’entre eux en viennent à être dépressifs, pensent au suicide pour mettre fin à cet enfer. Mon expérience me démontre que certaines de ces difficultés découlent d’un manque de rigueur de la part de certains professionnels de la santé ou de manque de temps pour écouter le patient et ainsi le référer aux bons intervenants qui pourraient faire la différence, ou encore de délais administratifs inhumains.

Des ressources existent et sont parfois mal exploitées par manque de temps ou parce que cela demande trop d’effort de recherche. Le patient doit être au centre de nos interventions afin que tout soit fait pour soulager ses souffrances et l’encourager à vivre.

En tant que professionnels de la santé, nous avons le devoir de diriger le patient vers les bonnes ressources et de demander l’avis d’un autre professionnel lorsque nous avons atteint nos limites. Nous avons l’obligation de ne pas baisser les bras. Les patients qui ont reçu les soins adéquats retrouvent l’espoir. Je le constate régulièrement.

Je terminerai en soulignant au passage que le Collège des médecins, en tant qu’ordre professionnel, a le mandat de protéger le public. Lorsque j’ai entendu et lu la demande de son président à étendre la loi aux personnes atteintes de démence et d’Alzheimer par le biais d’une tierce personne, je suis tombée des nues. Ce jupon qui dépasse très largement met en évidence qu’ouvrir la possibilité d’euthanasier des patients volontaires nous mènera sur une pente très glissante. Et nous sommes bien naïfs de penser qu’il n’en sera rien. Qui aurait cru que nous arriverions à une telle loi il y a 25 ans?

Le rôle d’un député

Il m’apparaît que le devoir de chacun des députés est de veiller à donner aux intervenants les moyens de soutenir la vie dans toute sa dignité. Celle-ci ne tient pas aux capacités qu’il nous reste au moment de mourir mais bien à l’aide que nous donnons à nos semblables pour les soutenir.

Je m’oppose donc à ce projet de loi pour mettre fin à la vie des malades. Je suis d’accord avec tout effort pour aider les mesures en soins palliatifs, ce qui est la seule solution à une mort digne et répondraient aux besoins des demandeurs.

La souffrance fait peur mais la mort provoquée n’y changera rien et n’est pas la solution. Donner les moyens aux chercheurs et aux médecins en soins palliatifs d’améliorer encore leurs interventions sera un choix pour la vie.

Jacinthe Vaillancourt, physiothérapeute

En rémission d’un cancer du sein

Vous qui attendez…

Le temps de l’Avent se vit dans un climat d’attente. Bien sûr, petits et grands attendent la grande nuit de Noël.  Mais l’Avent est plus qu’une montée vers Noël.

Cette saison liturgique a pour but de nous révéler comment toute l’existence chrétienne est vécue sous le signe de l’attente.

Il y a des attentes stériles, comme de faire la queue à l’épicerie.  Mais il y a des attentes fleurant la joie, comme celle de la femme enceinte d’un enfant, ou celle des grands-parents attendant la venue de leurs petits-enfants.

L’attente chrétienne est de cette sorte.

Prière

Apprends-nous, Seigneur, l’art d’attendre. Nous vivons dans un monde de l’instantané, nous voulons tout avoir, tout de suite.

Pourtant, nous savons bien que rien de beau, rien de grand ne peut se faire sans le temps et sans l’espérance qui sait attendre.

Mon espérance est en toi Seigneur, parce que tu es ce qu’il y a de plus beau, ce qu’il y a de plus grand, au fond de mon temps, au creux de mon attente.

Quand le froid du monde veut tuer mon espérance, fais de moi un veilleur, Seigneur.Quand la nuit se prolonge et m’engourdit, redis-moi « Veillez, car je suis celui qui vient».

Georges Madore, Avent et Noël 2013

De la joie plein le ciel

Le chemin de la vie est complexe. Tout n’est pas fixé d’avance. Oubliez le destin et la fatalité. À l’intérieur d’une situation donnée, chacun, chacune, trace sa route à sa façon. Pour le comprendre, il suffit d’observer un enfant qui apprend à marcher. Combien d’efforts et de tentatives, combien d’échecs? Combien de blessures et de relèvements?

Mais à la longue, l’enfant se lève et marche, fier de  sa liberté et de son succès.

Nos vies sont pleines d’interminables apprentissages, d’échecs, de ratés, d’errances, mais aussi de trouvailles et de réussites, sur les plans physique comme moral. Combien de blessures infligées et subies,  combien de faux pas, combien d’égarements? Mais aussi combien de découvertes incroyables, de réconciliations, de pardons accueillis et offerts, de joies et d’amours retrouvés?

J’aime cette démesure de Dieu. Cela ne peut servir de prétexte pour faire des bêtises. Mais quand on s’est égaré, perdu, entêté dans l’errance, quelle merveille que d’apprendre que le ciel dansera de joie pour le retour sincère d’un seul d’entre nous, pour toi et moi, mon frère, ma sœur.

André Beauchamp pour Prions en Église

Impardonnable ?

La parabole de l’enfant prodigue voudrait nous apprendre le plus tôt possible des leçons qu’on apprendrait bien tard si on était simplement laissé à soi-même.

Un premier malheur, c’est de penser trop facilement que Dieu ne s’intéresse plus à nous.

Un deuxième malheur, c’est de croire que nous n’avons plus besoin du pardon de Dieu.

Un troisième malheur, c‘est de croire qu’on peut faire son bonheur tout seul, sans Dieu, sans les autres.

Et pour plusieurs, un malheur encore c’est de croire que Dieu va nous pardonner même si on ne pardonne pas soi-même.

Le fils cadet et le fils aîné de la parabole de l’enfant prodigue nous renvoient à ces vérités. Heureusement, au-delà de nos « malheurs », Dieu met un bonheur à notre portée. Son pardon nous est toujours accessible. On est certain qu’il nous aime toujours.

Il attend dans la patience ceux qui retardent de venir à lui.

Déjà dans nos retrouvailles ordinaires il y a de grandes joies. Dans la maison du Seigneur, l’attente de notre retour est un désir pressant de Dieu, et aujourd’hui on fait ressortir la grande joie que Dieu ressent quand on se rapproche de lui.

Nul n’est impardonnable.

Louis Fecteau, ptre

 Désir de prier les Laudes

Si jamais le goût et le désir de prier les Laudes monte en vous; voici un site pour vous aider à le vivre. http://aelf.org/office-laudes

 

 

 

PAS D’ÉGLISE SANS NOUS

Lettre apostolique du pape Benoît XVI : «Saint Luc raconte que Paul alla annoncer l’Évangile à quelques femmes; parmi elles se trouvait Lydie et «le Seigneur lui ouvrit le cœur, de sorte qu’elle s’attacha aux paroles de Paul». Saint Luc enseigne que la connaissance des contenus à croire n’est pas suffisante si ensuite le cœur, authentique sanctuaire de la personne, n’est pas ouvert par la grâce qui permet d’avoir des yeux pour regarder en profondeur et comprendre que ce qui a été annoncé est la Parole de Dieu»

Tout baptisé est appelé à travailler à la moisson. Il a fallu une sérieuse diminution de prêtres pour que l’Église se souvienne que les laïcs existent et qu’il n’y a pas d’Église sans eux. Nous sommes tous et toutes responsables d’annoncer le Royaume de Dieu.
La moisson ne nous appartient pas, c’est quelqu’un qui l’a semée et qui la rend à maturité. La vigne c’est notre milieu de travail, notre famille, notre environnement social et tout le champ de l`humanité. Mais nous n’avons pas à arroser ou à bêcher toute la vigne, mais seulement le lopin de terre qui nous a été confié. Son entretien est la responsabilité des vignerons que nous sommes. À nous de veiller au bon grain, ou plutôt au bon vin.
Ce qui nous est demandé, ce n’est pas d’avoir plein de choses à offrir pour convaincre les gens; il nous suffit d’être des messagers de paix, des porteurs d’espérance dans un monde qui porte ses richesses, ses pauvretés, ses beautés et ses ombres aussi. Les envoyés que nous sommes ne doivent jamais forcer, condamner ou exclure les personnes; ils doivent respecter la liberté et la dignité de chaque être humain. La réussite de la mission ne nous appartient pas.
Nous sommes trop peu nombreux pour assurer la moisson. En effet, peu de croyants ont l’audace de témoigner publiquement de leur attachement au Christ. Nous sommes dépassés par la tâche que le Seigneur nous confie. Mais il ne faut pas pour autant perdre courage. Bien au contraire.
C’est au nom de notre appartenance au Christ et non à celle de l`Église en particulier que nous sommes comptés pour missionnaires. Il importe d’accepter que la mission soit diversifiée et que les missionnaires soient pluriels, d’où la nécessité de faire l’unité de tous les chrétiens. Nous sommes conviés à transmettre le message dans nos familles, dans nos lieux de travail, dans le monde de l’économie, de la politique et de la culture.
Dans la transmission du message, il importe d`adopter une attitude de paix. Dites d’abord paix à cette maison. Le Christ nous rappelle que nous sommes envoyés en mission, non pas pour avoir du succès, mais parce que nous sommes aimés de Dieu.
Yvon Cousineau, c.s.c.

Dieu à l’œuvre
Dieu est toujours à l’œuvre dans nos vies, puisqu’il n’est qu’amour. Il nous aide à advenir à notre humanité profonde.

D’abord, par notre existence même qui demeure le lieu par excellence de l’expérience que nous faisons
de Dieu. Ensuite par la joie à le suivre. Le Christ se manifeste dans les joies de notre existence,
mais aussi dans les épreuves et notre incapacité à aimer comme lui.

« On sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime et c’est une grande souffrance de plus! Mais on sait qu’on voudrait aimer, et vouloir aimer c’est aimer. »
(cité dans L’Expérience de Dieu avec Charles de Foucauld, Fides, 2004, p.85).

Charles de Foucauld avait écrit ces mots à Tamanrasset, au matin du 1er décembre 1916. Il était assassiné l’après-midi.

Nous avons à intégrer ce désir d’aimer dans le rythme des jours et des nuits, dans nos chairs de nos amours et de nos rencontres,prolongeant ainsi le mystère de l’Incarnation.
Présence à soi, présence de Dieu, dans toutes les dimensions de notre vie; présence à l’autre par l’écoute et le dialogue, présence à l’univers par l’émerveillement et l’engagement pour la justice, présence à Dieu par le silence et la contemplation, « ce qu’il y a en moi de plus grand que moi » disait Zundel.

Jacques Gauthier pour Prions en Église.

Prière
Seigneur je te prie aujourd’hui
Pour les hommes et les femmes
qui traînent, comme la pécheresse de l’évangile, un lourd passé dont ils cherchent à se libérer.

Je te prie pour nous tous les Simon de la terre, qui ont la prétention d’être purs et justes et qui, pour cette raison, risquent peut-être
de passer à côté de ta grâce.

Je te prie pour nous tous, qui hésitons parfois à nous présenter devant toi tels que nous sommes,
comme si nous n’avions pas encore appris à quel point tu nous aimes!

Aide-nous à être toujours humbles et vrais et à ne jamais craindre de nous approcher de toi.
Rends-nous conscients de nos échecs et de nos failles, et de l’importance de changer notre regard sur les autres.
Mets en nous la foi et l’amour de la pécheresse.

Apprends-nous à nous laisser aimer et pardonner comme elle a su si bien le faire.
Donne-nous de ne jamais oublier
que tu n’es pas un Dieu qui juge et punit, mais un Père qui n’est qu’amour et miséricorde.

Yolande Richard pour Prions en Église

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